Curiosité patrimoniale : Le cimetière de Loyasse

Le cimetière de Loyasse à Lyon

C’est l’équivalent du Père Lachaise pour les lyonnais. Cimetière ancien, avec les sépultures des personnalités qui ont fait Lyon.

Deux catégories de sépultures. D’abord les enclos : clôture en fer forgé (avec porte donnant le nom de la famille, parfois la date) ou en pierre. Au fond, la stèle, le plus souvent surmontée d’une croix. Dans un cas, la grande stèle est remplacée par une série de petites stèles individuelles, toutes semblables, séparées par une grande croix. Une stèle est complétée par un relief à l’antique, avec les parents et un enfant vêtus de toges. Et puis les chapelles. Quelques unes néo-médiévales, mais la plupart à l’antique. Remarquons le double temple dorique, sans doute pour deux branches de la même famille ; celle qui est précédée de cariatides ; celle du peintre Puivis de Chavannes, plutôt de type étrusque ; ou le monument circulaire rappelant la tholos antique. Des monuments funéraires sont surmontés d’un buste. L’influence antique se note aussi avec des épitaphes rappelant la carrière du défunt, des dates écrites à la manière romaine, comme celle du chirurgien Ollier, né aux Vans.

Curiosité à l’intérieur de notre curiosité patrimoniale, l’enclos des prêtres. Des centaines de sépultures, toutes semblables : une dalle calcaire rectangulaire sans décor, avec parfois un simple crucifix ; dans certaines zones, les dalles sont terminées par un crucifix en pierre dressé. Deux exceptions à cette simplicité : une dalle est surmontée d’un haut de sarcophage et la croix est richement ornée avec l’inscription « caritas » (l’amour de Dieu) ; et un enclos aux angles marqués par des statues et le milieu par une pyramide, correspondant la la sépulture de quelques chanoines.

Sépulture particulière, à l’entrée du cimetière, celle d’Edouard Herriot, qui fut longtemps maire de Lyon, président du Conseil etc… Avec son épitaphe, son portrait.