Nous transmettons cette invitation à une conférence de l’Académie des Arts Lettres et sciences de l’Ardèche
De Lafarge au carreau-mosaïque : une aventure industrielle ardéchoise
Par Yves Esquieu
Professeur émérite, Aix Marseille Université
Samedi 2 mai, Le Pouzin 14h.
Salle Ouvèze, rue des écoles
1833 : Léon et Edouard Pavin de Lafarge commencent l’exploitation des carrières de Saint-Victor pour l’alimentation de leurs nouveaux fours à chaux. La composition du calcaire local fait de cette chaux une chaux hydraulique, c’est-à-dire une chaux qui durcit dans l’eau. D’où son utilisation pour les grands ports de la Méditerranée et au canal de Suez. C’est l’une des causes de la prospérité de la société. Années 1860 : Lafarge cherche à valoriser le « grappier », résidu incuit de la fabrication de la chaux ; son traitement produit en fait du ciment. Dans ces années aussi se multiplient les propositions pour réaliser des carrelages polychromes moins coûteux que ceux en céramique. Parmi elles, trois brevets déposés par des Ardéchois : Larmande et Damon à Viviers, Lauzun à Bourg-Saint-Andéol. Ces méthodes de fabrication visent à utiliser les grappiers de Lafarge. De là les premières productions de Nativicarreaux dans ces localités. La documentation à notre disposition laisse cependant bien des points d’interrogation sur le démarrage de cette production d’abord ardéchoise avant son expansion mondiale.

